Commentaire de Guillaume Jacquemart
sur Humaniser l'immigration
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La France a fait de son aide au développement un instrument de contrôle des migrations irrégulières, comme l’a fait auparavant l’Espagne en 2006 avec son Plan Afrique. De toute manière, le recours au développement, au-delà du fait qu’il soit devenu un chantage indécent pour contrôler les migrations, entraînerait selon plusieurs études, une première étape d’augmentation des migrations. C’est seulement après une phase de stabilisation des départs qui peut prendre plusieurs d’années, que se ressentirait une baisse des mouvements migratoires. C’est donc une politique qui peut se révérer efficace seulement sur le long terme.
Le co-développement est un instrument camouflé pour diminuer l’immigration clandestine. C’est aussi un outil diplomatique pour faire pression sur les pays qui ont besoin de ces investissements : les états européens distribuent leurs aides selon leurs propres intérêts et selon les résultats obtenus dans chaque pays du Sud au niveau de la répression de l’immigration irrégulière et de la réadmission des migrants clandestins.
