Commentaire de easy
sur VDM au Japon ?
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Merci mais ce sont là des choses que tout le monde aura comprises depuis un moment. Quelle que soit la radioactivité, y passer une seconde ou 10 jours n’a pas le même effet.
Les mesures se font toujours en instantané. Nous le savons tous. Le technicien y passe quelques secondes et file fissa. Le compteur extrapolant et indiquant ce qu’on prendrait comme dose en une heure à l’endroit mesuré. Les 10 Sievert annoncés sont forcément des Sv/h
Il existe des dosimètres que l’on garde sur soi, qui ne font pas d’extrapolation mais indiquent au contraire l’accumulation de radiations qu’on se sera bouffé tout le temps qu’on aura opéré dans un endroit dangereux. Ce n’est pas de ce genre d’accumulateur qu’a été tirée la mesure de 10 Sv/h
« »« »« »« En fait il n’est pas vraiment question de refroidir le cœur du réacteur mais plutôt de l’empêcher de surchauffer et éviter qu’il atteigne 2500°C justement »« »« »« »« »« »
Je ne demande qu’à apprendre mais pour l’instant, je saisis mal la nécessité de rectifier sur ce point.
On ne refroidit le bazar du coeur que pour éviter les 2500 3000 (pas pour éviter les radiations car un bazar froid rayonne autant qu’un chaud). 2500 3000°C qui rendent la bouse trop perforante, doublement inapprochable et trop difficilement manipulable, confinable, etc.
Dire qu’on refroidit de corium ou qu’on l’empêche de rester ou passer à 2500 3000, c’est pure sémantique.
Dans tous les cas, il faut lui retirer ses calories.
Et s’il y a une différence à souligner avec la purée, elle tient en ceci. On peut refroidir la purée soit en versant dessus un verre d’eau froide (disons en plongeant l’assiette dans une bassine d’eau), soit en mélangeant cette eau froide à la purée chaude (refroidissement bien plus efficace et rapide)
Alors qu’un corium ne peut se refroidir que selon la première option. On ne peut refroidir (ou empêcher de trop chauffer) un corium qu’en arrosant sa croûte. Et encore, seulement sa croûte supérieure.
Quand on commence le douchage baignage du corium (qui est déjà à des 2000 3000) l’eau fraîche qui le lèche vaporise immédiatement. Il y a une enveloppe de vapeur d’eau entre l’eau liquide et le corium. Donc une énorme production de vapeur.
Puis, si l’on fait circuler très vite cette eau, on peut, au mieux, parvenir à ce que la croûte de la bouse passe sous les 100°C (avec un coeur tournant encore autour des 2000 3000).
Et dès qu’on atteint ce moment de croûte à moins de 100°C, on n’a plus de couche de vapeur isolant l’eau du corium et on n’a quasiment plus de production de vapeur.
Obtenir ce moment de croûte à moins de 100°C est très intéressant car on passe dans une gestion plus simple.
J’ignore si les gens de Tepco sont parvenus à ce seuil de croûte à 100 °C mais au vu de la quantité de vapeur qui sort toujours des athanors, au vu des plus de 100T d’eau neuve qu’ils sont obligés de rajouter chaque jour, j’ai l’impression qu’il n’y sont pas encore et qu’ils n’y parviendront que le jour où le corium aura lui-même suffisamment redroidi d’avoir perdu de sa radioactivité.
Partant d’un corium à 2000 3000, on pourrait peut-être obtenir rapidement une croûte à moins de 100°C si l’on projetait sur lui des jets puissants et à forts débits d’eau fraîche.
Or, ces coriums se trouvent au fond de marmite où il n’a jamais été prévu de puissants jets jacuzzi
Les arrivées d’eau se font donc plutôt au-dessus du corium sans être dirigées vers lui. Depuis des mois, le chantier doit avoir des allures de marmite dans laquelle on verse en permanence de l’eau et au fond de laquelle il y a une lave isolée de l’eau liquide par un bouillonnement permanent, le tout produisant 100 T de nuage radioactif par jour.
Si l’eau arrive froide et circule très vite, sa T° moyenne dans la marmite peut être assez fraîche (mettons 70°) malgré la traversée permanente et abondantte de bulles de vapeur à 100°
Tout ça sans couvercle ou alors léger.
Tout ça avec des fêlures dans les parois de la marmite et donc avec des fuites d’eau
