Commentaire de Mmarvinbear
sur La comète électrique : un éléphant dans le magasin de porcelaine de la NASA
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
« Il est bien curieux de se demander pourquoi, la première apparition de ce feu follet parcourant les cieux, lequel n’est composé que de simples gaz, a pu provoquer toute une anxiété collective. » : Tout simplement à cause de la peur de l’inconnu. Pour les civilisations antiques, l’univers est censé être statique et le ciel immuable. Voir apparaître un tel astre (ou une supernova) est forcément un événement majeur qui peut induire la peur d’une fin du monde.
« Le comportement imprévisible des comètes contredit régulièrement le modèle actuellement en vigueur, au point que certains experts se demandent présentement si il en existe réellement un. » : Bon, pour les néophytes, sachez qu’une comète est un bloc de gaz, de roches et de poussières agglomérés. Aucun astrophysicien sérieux ne remet en cause cette composition, validée par des décennies d’observations spectroscopiques et par la récolte des premiers grains par la sonde Stardust.
Quand au comportement imprévisible... Il existe en fait une part d’imprévisibilité quand à la trajectoire suivie par les comètes. Cela à cause de la composition. Le définition de « boule de neige sale » est réductrice, mais vrai dans l’ensemble. La comète dégaze ses éléments à chaque révolution autour du soleil. Elle se sublime, et les gaz forment la queue si visible et parfois si spectaculaire. La comète est soumise aux lois de Kepler sur les orbites mais de part sa nature « fragmentaire », elle peu perdre de grandes quantités de masses rocheuses lors de son voyage. Sa masse étant ainsi modifiée, son orbite l’est aussi...
« En moins de 24 heures, la comète est passée d’un corps céleste de magnitude aussi petite que 17 à une de 2,5, soit une magnitude suffisamment visible à l’œil nu (ndt : une magnitude proche de mars). La chevelure ou coma de la comète a poursuivi son expansion jusqu’à mi-novembre de la même année » : ici, il y a un amalgame... La comète Holmes a effectivement connu un soubresaut lumineux, qui a duré 42 heures en réalité, et non des mois... Les scientifiques penchent pour deux hypothèses : un impact avec un astéroïde (non répertorié) ou un gros dégazage qui a éjecté une grande partie de la masse rocheuse.
Quand à l’ extension de la chevelure par la suite, elle est normale ! C’est la simple expansion des gaz qui suivent une explosion qui est à mettre en cause ! D’ailleurs la luminosité de l’astre a chuté en même temps que l’expansion des gaz.
« Le diamètre de son coma était passé de 28000 kilomètres à 7 millions de kilomètres. » : Faux : la taille maximale mesurée est de 1 million « seulement ».
« Pourquoi cette supposée explosion n’aurait-elle pas produit des morceaux de tailles variables, au lieu de cette très fine poussière qui a été effectivement constatée ? » : De la Terre, nous ne voyons que les parties les plus lumineuses des roches et des poussières, il est donc impossible de mesurer l’étendue de tous les fragments.
« Ces derniers abordent les comètes comme des objets électriquement chargés se déplaçant à l’intérieur du champ solaire. » : ils ont dû trop regarder « capitaine Flam »...
« leur relief particulièrement accidenté – en parfaite opposition avec ce que à quoi s’attendaient à voir les astronomes, en vertu du modèle morphologique de la »vilaine boule de neige« : Tes sources sont loin d’être à jour ! On sait depuis 1986 et l’exploration de la comète de Halley par des sondes automatiques que els comètes sont aussi composées de roches en grande partie !
»comparables à celles que l’on trouve dans l’industrie par le procédé qualifié d’usinage par décharge électrique« : cliquez sur le lien... c’est insupportable... Traduction automatique...Urgh...
»la capacité étonnante de voir un noyau ridiculement minuscule, en comparaison de son immense coma sphérique mesurant plusieurs millions de kilomètres de diamètre, se maintenir en dépit du souffle des vents solaires.« : C’est dire si l’auteur n’y connait rien... Le noyau ne reste pas immuable ! Il se désagrège passage après passage, jusqu’au moment ou il se fragmente, détruisant la comète ! Le processus a une vitesse variable, en fonction de la taille du noyau et de sa périodicité ( une comète à période courte se dispersera plus rapidement qu’une autre à période plus longue, à taille de noyau comparable ).
»Parler de comète électrique, revient à parler de soleil électrique, à savoir que le soleil lui-même est alimenté par des courants électriques.« : Aucun astronome sérieux n’y croit. Une étoile est, pour schématiser, une centrale nucléaire à fusion d’hydrogène.
»Et c’est précisément ce qui s’est passé le 4 juillet 2005, au plus grand étonnement des astronomes de la NASA et du monde entier.« : Comment différencier une lueur d’arc électrique de celle résultant de la désintégration de la matière ?
»la forme particulière et à la fois similaire de ces corps se présente souvent comme le double lobe d’une cacahuète.« Faux. Il existe des formes multiples.
»Les tenants de l’univers électrique ont depuis longtemps émis l’hypothèse que les comètes et les astéroïdes ont été tirés de la surface des planètes et des lunes, à une phase antérieure de leur évolution où régnaient alors une certaine instabilité et activité de décharges électriques.« : Un peu comme des »graines« éjectées de la »plante« ...
C’est n’importe quoi. De par leur composition native (exemptes de modifications métamorphiques, c’est à dire de roches issues de fusions ultérieures), on SAIT que astéroïdes et comètes sont les résidus du Nuage Primordial, qui s’est depuis longtemps aggloméré en planètes et en lunes.
»Le meilleur exemple que nous disposons est la planète Mars, puisque l’on sait maintenant qu’une certaine quantité de matière fut prélevée sur sa croûte (en-dessous de sa surface) à son hémisphère nord.« : Ou, comment ? Pas un mot, comme d’habitude...
Un peu comme dans ces émissions censées »prouver« l’existence des fantômes... »oh, il y avait un truc, là ! la caméra l’a manqué d’une milliseconde !« ...
»Par ailleurs, les scientifiques pensent à l’heure actuelle qu’un astéroïde comme Phobos, une des lunes de Mars, a été formé à partir de matériaux violemment arrachés de sa surface sous l’effet d’événements cosmiques encore assez mal connus." : Faux. Leurs compositions chimiques sont trop différentes. Phobos est un astéroïde, tout comme Deimos d’ailleurs, capturé par Mars.
