Commentaire de Gualtiero
sur Le meurtre en débat ?
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Merci Madame pour votre réponse.
La phrase à laquelle vous réagissez évoquait plutôt les cas les plus courants de l’avortement, qui concernent des couples sous contraception...
Les avortements pour viol représenteraient moins de 1% des 220 000 avorteme« nts annuels en France.
Permettez-moi cependant d’ajouter sur ce problème très difficile (assez rare heureusement, puisqu’il me semble que les cas de viols »féconds" sont limités par l’absence de désir féminin qui rend plus difficile la fécondation), ces quelques remarques :
- S’il faut condamner extrêmement durement le crime abominable qu’est le viol,
- S’il faut s’efforcer, peut-être pas de guérir, mais au moins de soulager ce traumatisme tant que faire se peut, et aussi, de prévenir au mieux ce genre de drames atroces (et la vision contemporaine de la sexualité comme quêtre effrenée du plaisir immédiat, aggravée par l’omniprésence de la pornographie, ne favorise-t-elle pas de tels comportements déséquilibrés ?)
- Faut-il pour autant SUPPRIMER LA VIE INNOCENTE qui naîtrait de cette union forcée ?
A la blessure du viol, faut-il ajouter celle de l’élimination d’une petite vie à venir ?
N’y a-t-il pas d’alternative dans les cas même les plus difficiles à l’avortement, comme l’adoption, proposée notamment par Mère Theresa qui disait : « s’il vous est impossible d’élever et d’aimer un enfant, confiez-le moi, je trouverais toujours quelqu’un pour s’en occuper » ?
Je crois que la société s’honorerait à aider au mieux la femme concernée à accueillir avec amour la vie, même blessée.
La vie n’est jamais le problème, elle est toujours la solution...
Au-delà de cette douloureuse question, que pensez-vous du projet de légalisation de l’euthanasie active ?
