Commentaire de Olivier Kaestlé
sur Entrefilets meurtriers et violence au féminin
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Effectivement, Bertrand, la dénonciation d’infanticides, chez vous comme chez nous au Québec, demeure nettement plus détaillée (couverture plus exhaustive) quand l’auteur est un homme et la nouvelle est davantage mise en évidence. Pour un même délit, on recule facilement de la première page ou de la page 3 vers les pages 16 ou 20 quand une femme le commet, et le suivi médiatique s’avère trop souvent mince ou inexistant, comme l’analyse des mobiles d’ailleurs. La violence au féminin demeure, en Occident, cachée comme une maladie honteuse qui met à mal de confortables stéréotypes d’homme bourreau et de femme victime. Heureusement qu’il existe Internet et des gens comme vous et moi, notamment, pour suppléer à l’incompétence léthargique des médias.
