Commentaire de njama sur Les manipulateurs de marionnettes derrière Breivik (25) - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de njama
sur Les manipulateurs de marionnettes derrière Breivik (25)


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njama njama 27 septembre 2011 11:45

Et c’était par juste jugement divin que ce lieu qui avait supporté si longtemps les injures contre Dieu, recevait leur sang.

Gustave Le Bon, La civilisation des Arabes (1884)
Livre III, l’empire des arabes
ch I / 2. Établissements des Arabes en Syrie

L’attaque de la ville sainte par les Arabes fut aussi énergique que sa défense. Stimulés par le patriarche Sophronius, les chrétiens disputèrent avec vigueur le tombeau de leur Dieu ; mais il était écrit qu’ils n’empêcheraient pas l’emblème de l’Islamisme de remplacer la croix sur le tombeau du Christ. Après quatre mois de siège, Sophronius dut capituler. Il mit comme condition de la capitulation que la ville serait rendue au khalife Omar en personne, et cette condition fut acceptée. Omar quitta
Médine, presque seul, monté sur un chameau, et n’ayant pour tout bagage qu’une outre pleine d’eau et un sac contenant de l’orge, du riz et des fruits secs. Il marcha nuit et jour pour arriver à Jérusalem. Introduit dans la ville, il montra la plus grande tolérance envers ses habitants, leur laissa leur religion, leurs usages et leurs biens, et ne leur imposa qu’un faible tribut.

Les Arabes firent preuve de la même tolérance envers toutes les villes de la Syrie  ; aussi les habitants acceptèrent-ils bientôt avec empressement leur domination.

Ch III Les Arabes en Égypte 2. - Conquête de l’Égypte par les Arabes

Ce fut l’an 18 de l’hégire (639 de J.-C.) qu’Amrou, lieutenant du khalife Omar, pénétra en Égypte. Nous avons dit déjà combien sa conduite envers la population envahie fut habile. Laissant aux Égyptiens leur religion, leurs lois, leurs usages, il ne leur demanda en échange de la paix et de la protection qu’il leur assurait, que le paiement régulier d’un tribut annuel de 15 francs par tête. Ces conditions furent acceptées avec empressement. Il n’y eut qu’une partie de la population composée de Grecs, c’est-à-dire les soldats, les fonctionnaires et le clergé, qui refusa de se soumettre aux envahisseurs. Réfugiés à Alexandrie, ils y soutinrent un siège de quatorze mois qui coûta la vie à vingt-trois mille Arabes.
Malgré ces pertes importantes, Amrou se montra très indulgent pour les habitants de la grande cité ; il leur épargna tout acte de violence et ne chercha qu’à se concilier leur affection, en recevant toutes leurs réclamations et tâchant d’y faire droit. Il fit réparer les digues et les canaux et consacra des sommes importantes aux grands travaux publics. Quant au prétendu incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, un tel vandalisme était tellement contraire aux habitudes des Arabes, qu’on peut se demander comment une pareille légende a pu être acceptée pendant si longtemps par des écrivains sérieux. Elle a été trop bien réfutée à notre époque, pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Rien n’a été plus facile que de prouver, par des citations forts claires, que, bien avant les Arabes, les chrétiens avaient détruit les livres païens d’Alexandrie avec autant de soin qu’ils avaient renversé les statues, et que par conséquent il ne restait plus rien à brûler.

 


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