Commentaire de JL1
sur La fabrique à pédophiles
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oui,
je sais que c’est dérangeant, et vous avez raison. De fait, ce que voulait probablement dire Freud, c’est que l’enfant n’est pas un saint à qui on peut « donner le bon dieu sans confession » comme on dit. Pinocchio est peut-être le roman de ce que l’on a fait de mieux sur ce sujet.
L’enfant n’est pas pervers, pas plus qu’il n’est pas coupable du point de vue pénal, en tant que non adulte ; et la désignation de pervers doit être réservée aux adultes (ceux qui le sont, naturellement) : c’est ce qui différencie le statut d’adulte de celui d’enfant. Les pédophiles se plaisent à dire que leur victime était consentante : cela relève de leur croyance que sur le plan des rapports concernés, il n’y a pas de différence entre adulte et enfant. « Une croyance qui les arrange bien ». Une croyance perverse, c’est-à dire plus motivée par le principe de plaisir que celui de réalité, est le fondement de la perversion.
