Commentaire de GERALD NASSIF
sur Bonne ou mauvaise nouvelle ?
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Bonjour GOUGOY. Merci pour cette excellente contribution. En effet, les anthropologues des XIXè et XXè siècles méritent d’être revisité, ou simplement visités pour ceux qui n’ont pas encore fait cette démarche. Leibniz ne disait-il pas, sauf erreur de ma part, « le présent est gros de son futur », et le présent n’est-il pas déjà passé lorsque nous en prenons conscience ? Aller au delà serait même un plus. Considérer l’Histoire comme une convolution de nombre de processus tels que ceux qui mènent de : l’Antiquité au Moyen Âge, période méconnue - du passage à la Renaissance et de cette dernière aux Lumières - des Lumières au XXè siècle, ce siècle le plus meurtrier - enfin considérer notre Histoire et la reconnaître sans états d’âme mais de façon critique, voilà une démarche propre à nous ouvrir sur les défis du futur et à envisager les solutions de demain. Lorsqu’il définissait l’Esprit des Lumières, Kant ne parlait-il pas de « Passage de la Minorité à la Majorité » ? La Majorité, c’est à dire : penser par soi-même au lieu de réciter de Dogmes appris « par cœur » sous le Joug d’une certaine Scolastique qui ne peut conduire qu’à une logique de « Servitude Volontaire », celle la même étudiée et dénoncée en son temps par La Boétie en son temps. J’approuve votre démarche qui se situe dans cette Majorité et je salue ici votre honnêteté intellectuelle ainsi que votre courage face à un monde où les fantômes (Idoles) de Francis Bacon continuent plus que jamais de fausser l’entendement (au sens de Locke) et le jugement humain emportés par « l’ouragan de la futilité ». L’Homme possède en lui et dans son Histoire les moyens d’affronter les Défis du Futur.
