Commentaire de Jason
sur Nous confondons crise et transformation
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Bonjour, Robert Branche
Le capital est mobile avec une rapidité extraordinaire grâce à l’informatique, alors que le travail ne l’est pas. Le capital n’étant qu’un opportunisme de classe se satisfaisant de tous les régimes, il peut donc se fondre dans toutes les sociétés. Il a un côté protéiforme que le travail n’a pas.
Nous avons sous les yeux une défaite historique diluée sur au moins une centaine d’années, et qui met en évidence que dans le conflit Capital-Travail, c’est le Capital qui a gagné. Je parle de conflit, pas seulement moral (exploitation de l’homme par l’homme), mais au simple niveau comptable-financier. L’argent qui va au travail ne va pas aux profits. C’est mathématique.
Le temps des états, le temps du travail et le temps du capital ne fonctionnent pas sur la même échelle. Contrôler le temps de ces trois transactions fondamentales, c’est ça le défi des nouvelles structures.
De même pour l’espace. Le travail est sédentaire, et le capital est mobile (à la milli-seconde sur les ordinateurs) qui peut se poser en tous lieux de la terre.
L’aveuglement politique et les clubs influents veilleront à ce que ces structures restent intactes. Le reste ne sera que maquillages et littérature.
