Commentaire de Mycroft
sur Nous, les objecteurs de croissance


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Mycroft 6 janvier 2012 17:15

- > Voilà tout le relativisme à la base des dictatures bien résumé. Non, c’est précisément le contraire, les droits naturels des individus sont immuables et inaliénables, c’est précisément ce caractère « absolu » qui permet d’éviter les dérives constructivistes totalitaires. Aucun régime dictatorial ne peut se créer sans remettre en cause les droits et libertés fondamentales, c’est précisément pourquoi leur défense est si cruciale. La société change, les droits restent, c’est pour cela qu’on les grave dans le marbre.


Pouvez vous prouver vos dire ? Où même sortir une démonstration autre que « c’est comme ça » ? Les droits naturels, c’est votre dieu à vous, c’est ça, une question de foi ? Les dictatures sont un système de gouvernement probable, par effet de concentration naturel des pouvoirs (car quelqu’un qui a du pouvoir peut bien plus facilement acquérir plus de pouvoir). Ça, c’est un phénomène naturel réel et visible. La seul solution pour éviter une concentration des pouvoir est un système d’institution forte, un « flingue » virtuel placé sur la tempe des dirigeants. Mais cette gestion du pouvoir et du contre pouvoir est difficile à mettre en place, voilà pourquoi les démocratie sont rares et pourquoi elles se ressemblent toutes (pour des raisons historiques). Ça n’a rien à voir avec une prétendue existence de « droit naturel ». J’ajouterais que, pendant les 30 glorieuses, le droit à la propriété a été allègrement violé, au détriment des traitres et au profit de l’état. Ce n’était ni une dictature, ni un système non viable.

Ce n’est pas parce que les lumières ont fait un gros progrès vis à vis du système précédent qu’il faut s’y arrêter. Il y a eu du délire aussi pendant les lumières.

—> Alors qu’on identifie précisément quels comportements portent atteinte à quels droits et qu’on laisse faire la justice. Je vends principalement du conseil, donc de l’immatériel, ce que je fais avec mes clients ne regarde personne d’autre.

Tout dépend des conseils que vous vendez. S’ils sont du niveau « madame Irma » (ou économiste façon agence de notation, ce sont les mêmes avec une cravate) alors vous ne conseillez pas, vous arnaquez. Et dans ce cas, si, ça nous regarde. Il est en effet impossible de comprendre complètement le monde pour un individus isolé, il y a nécessairement au moins un domaine sur lequel il ne connait rien. Si on laisse les menteurs, les affabulateurs et autres escrocs leur raconter des sornettes, alors bon nombre de nos concitoyens vont rencontrer des difficultés qu’on peut facilement éviter.

Il y a un groupe de personne dont le métier est de comprendre le monde et de définir ce qui est vrai. On appel ça la communauté scientifique. Elle fait ça plutôt bien.


 Exactement. Et c’est précisément ce contre quoi se bat le libéralisme : une collusion entre un Etat trop étendu et des multinationales verreuses qui bénéficient de passe-droit. Sur un marché concurrentiel, l’innovation et les nouveaux entrants brisent les monopoles et séparent les pouvoirs. Quand l’Etat devient trop fort, ce mécanisme de régulation ne fonctionne plus.

Il est faux de penser que la concurrences favorise les petites boites. Au final, pour bosser dans une petite boite (qui bosse pour des grandes) on s’aperçoit que notre petite taille nous rend très vulnérable (au rachat notamment). L’argent engendre de l’argent, le pouvoir des grosses boites engendre du pouvoir. L’aide de l’état n’est pas à l’origine de leur puissance. Cette dernière n’est que le résultat naturel de l’effet boule de neige.

Et il n’est pas illusoire de voir un état s’opposer efficacement à ses possédants. Encore faut il qu’il ne soit pas corrompu. Donc revoir globalement le principe d’élection ( plus axé sur les idées, moins sur le bombardement publicitaire).


—> Parce que c’est un droit de l’Homme. Si on peut contester le droit de propriété, alors on peut contester la liberté d’expression, de conscience, etc. Relativiser les droits, c’est l’outil employé par les tyrans pour établir leurs joug.

La liberté de propriété est probablement la seule qui, dans un certains nombre de tyrannie, est respectée...


La liberté de propriété telle qu’elle a été définie initialement ne tiens pas compte du fait que le monde est fin et petit. Il faut la repenser. Concrètement, le gâteau, même si on peut un peu le faire grossir, on en est tout de même au stade où il faut avant tout se focaliser sur le partage qu’on en fait.
 

—> Typique de la jalousie envers les plus riches que nous. Comportement puérile. Si on travaille et qu’on gagne honnêtement sa vie, on fait ce qu’on veut de son fric. Si j’ai envie de faire du ski nautique, j’en fais et ça ne regarde personne. Si on limite la liberté à ce point, on est en dictature.

Non, on est pas en dictature simplement parce qu’on interdit les excès épicurien. On peut profiter de la vie sobrement, sans dépenser un argent qui est nécessaire à des choses non superflue (développer la recherche, par exemple, ou combler la dette). La rigueur n’est pas une dictature. Mais la rigueur, ce n’est pas priver une grande masses de personne de l’essentiel pour que certains conservent le superflue.

Quand à l’hypothèse qu’on puisse mériter des sommes d’argent supérieurs à 4 smic, permettez moi d’en douter. Car c’est cela, gagner honnêtement sa vie, c’est mériter son salaire.


—> idem, personne ne vous oblige à la lire. 

Mais on est bien obligé de la payer, de fait. Parce qu’une entreprise ne faisant pas de pub, de par les effets de modes existant dans l’industrie et le monde de la finance, n’a aucune chance de survie face à une autre qui en fait. Parce qu’il est toujours plus rentable de faire prendre des vessies pour des lanternes, de magouiller, de faire de l’apparence, que du fond, souvent complexe, technique et nécessitant des compétences rare et chères.

"Bref, vous manquez cruellement de culture en philosophie politique et en sociologie : le relativisme est mort, relisez Boudhon. Le respect des droits, c’est le garde-fou contre les idéologies totalitaires et liberticides. Et précisément contre le communisme et les excès du capitalisme d’Etat qu’on nous sert en ce moment.« 

Dire qu’un principe est mort, comme ça, sans preuve, et se contenter de dire au gens »renseignez vous" (alors que les idéologies collectivistes sont loin de reposer sur des sources inexistantes). Le fait que Boudhon dise un truc ne le rend pas vraie pour autant.

Si encore la totalité des philosophes étaient d’accord avec l’importance de la liberté de propriété, je pourrais comprendre cette attitude final. C’est très loin d’être le cas.


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