Commentaire de morice
sur Occupation et Résistance
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à un moment donné, quand je dis que DSK me paraissait douteux comme défenseur du socialimse, Morice note « c’est du Hollande ». Cela veut-il dire que Hollande est à ses yeux un « fasciste » lui aussi ?
C’est lui qui, à Srebrenica, dirige l’épisode le plus dramatique de la guerre, qui coûte la vie à 8000 musulmans bosniaques. En juillet 1995, il commande l’assaut de l’enclave bosniaque, puis l’exécution systématique des hommes. « L’heure est venue de nous venger des Turcs » dit-il, triomphant, le jour de la chute de Srebrenica, en tapotant la tête des enfants qu’il s’apprête à déporter. Il n’en concevra aucun remords. « Les frontières ont toujours été tracées dans le sang et les Etats bornés par des tombes » dit-il. Il nie d’ailleurs ses crimes, prétendant qu’il ne faisait que « défendre son peuple ». Ce peuple qui le considère comme un héros, plus encore que son homologue politique, Radovan Karadzic. Considéré comme un pur et dur, réputé incorruptible, Ratko Mladic est adulé par ses hommes, qui le considèrent comme un demi-Dieu. Jovial, blagueur, homme du peuple, simple et rude, le chef militaire des Serbes de Bosnie n’hésite pas à coucher dans les tranchées, aux premières lignes du front. Ses coups de sang et de colère imposent le respect à ses soldats, qui lui obéissent aveuglément. Il sait les motiver. « Vous êtes la meilleure armée de l’Europe et non des Somaliens aux pieds nus », leur dit-il. Comme eux, cet homme vit et respire par la guerre. Une guerre qui l’a fait souffrir. En lui prenant son père, mais aussi sa fille, Ana, étudiante en médecine à Belgrade, qui s’est suicidée pendant la guerre.
