Commentaire de Michel Koutouzis
sur Modélisation du désastre grec
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Il n’a échappé à personne que les seules réformes structurelles véritablement promues en Grèce concernent les relations du travail et son coût, la sécurité sociale, le renforcement du secteur privé (qui doit par ailleurs aligner ses salaires à ceux, de misère, du secteur public). C’est sur ces réformes qu’insiste lourdement la troïka.Les autres mesures d’ordre structurel (bureaucratie, lutte contre les monopoles et oligopoles du marché intérieur, corruption, système fiscal, etc.), les seules qui valent le coup d’un effort national, sont à peine effleurées.Il n’a échappé à personne non plus que les mesures exigées « produisent », en tant que telles, de la récession. Il est donc tout à fait légitime, non seulement de s’insurger contre des réformes intrinsèquement injustes, mais surtout de penser qu’en Grèce, profitant de la « crise », se met en place (par le chantage et des moyens coercitifs) un « modèle » qui désagrège le système social européen, remplacé par celui que l’Allemagne, via le Pacte budgétaire, veut imposer à tous.
