Commentaire de JL1
sur Sarkozy : Plutôt Mitterrand Que Giscard
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Philippe Sage,
en effet, on peut gloser à l’infini.
Je dirai deux choses. Vous dites : "Seulement voilà, je doute fort que Sarkozy s’inscrive dans ce schéma. Tant c’est pas le genre à (re)partir en campagne avec l’idée (saugrenue) de la perdre«
Ideée saugrenue de la perdre ? Les sondages diraient vrai pour Mélenchon mais faux pour Sarkozy ? Allons donc. Rappelez vous son abattement lorsqu’il évoquai la possibilité de perdre : il était en phase de résignation. N’a-t-il pas parlé à son sujet de »suicidé en pleine forme« ? Et son combat aujourd’hui est un combat de kamikaze, au profit de Hollande et pour dézinguer La Pen, tant l’establishment craint un 21 avril à l’envers qui serait cette fois, perdu pour eux. Regardez bien son visage : ce n’est clairement pas un visage de conquérant. Si Mitterrand a un regard d’aigle qui voit loin, Sarkozy a un regard crispé de celui qui regarde un mauvais film : le film intime de sa défaite.
L’autre chose : »La mer, parce qu’il l’a dit, le soir où il s’est déclaré : il est le capitaine qui n’abandonne pas le navire en pleine tempête. Et ce qu’on voit, c’est le résultat, si nous reconduisons cet homme à la barre du navire France"
Franchement, a-t-il le pouvoir de calmer la tempête comme le roi de France avait celui de guérir les écrouelles ? Et si on veut des métaphores, je vous rappelle que le Concordia comme le Titanic n’ont pas sombré dans la tempête mais par beau temps ! Très beau temps.
La France n’est pas une périssoire, sauf si on laisse les copains de Sarkozy faire, que ce soit avec lui comme avec Hollande.
