Commentaire de Ariane Walter
sur « Daniel est décédé »
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Rocla,
Merci mille fois pour vos interventions qui tendent à pacifier le débat et à le ramener vers cette dimension humaine dont. nous ne souhaitons, ni les uns ,ni les autres, nous écarter.
Puisque vous parlez de mes relations avec mes élèves, j’ai enseigné de 20 ans à 56 ans, je dirai, ayant moi-même beaucoup souffert de l’école étant élève, que je souhaitais que chaque heure de cours soit un moment familier et heureux. J’aime la vie. J’aime l’art et j’avais envie de le leur transmettre.
Etant professeur ,on est physiquement, en première ligne. Voilà pourquoi peut-être, obligatoirement , je n’ai pas cette pudeur que d’autres ont. J’ai eu du mal à la surmonter. Les premières heures, physiquement, dans une classe, sont terribles.
Il y a aussi une autre épreuve : c’est quand on a écrit un texte de théâtre qui est la chose la plus intime, plus intime même que ce que l’on écrit en disant « je » car on ira plus loin sous le masque d’un personnage, et qu’on entend cette phrase dite devant un public. C’est mortel de violence.
ici, sur Avox, ou dans l’écriture romanesque , la phrase restant chuchotée dans sa tête, c’est bcp plus supportable et pudique, contrairement à ce que certains croient. Un style d’une certaine façon même si on le juge détestable.
Merci encore.
Sabine,
Vous me reprochez d’être trop moi dans ce que j’écris. Ce qui doit vous gêner car mes opinions politiques ne sont pas les vôtres. Mais vous savez que c’est aussi, tout en étant une critique un grand compliment.
Un style d’une certaine façon ; Et que vous reconnaissez partout. Que dire de mieux. Et même si vous ne l’aimez pas , il existe.
