Commentaire de Yaarg
sur Bill Gates et l'insurmontable envie de dominer
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D’aucuns qualifient la « billgatophobie » d’anti-américanisme primaire. J’avoue franchement être de cette engence et je n’en ai pas honte. Je suis un microsoftophobe primaire et je me demande chaque jour comment des millions d’individus font pour supporter cette horreur qu’est windows. j’ai travaillé un mois sur un PC sous windows XP, eh bien ça m’a vacciné définitivement. Windows c’est de la merde et ça a été pensé avec le cul ou les pieds, sûrement pas avec un cerveau. Tout est conçu en dépit du bon sens (cliquer sur démarrer pour éteindre, vachement logique).
Si j’avais un PC assurément il serait sous Linux... Mais j’ai un Macintosh et je fais partie de cette minuscule frange (moins de 5% des utilisateurs d’ordinateur) qui vit dans le monde Mac, un monde sans virus, adapté à l’homme (et non le contraire).
Bref, ceci n’est pas le propos, mais permet simplement de mesurer la force de Bill Gates : comment un système aussi mal conçu a-t-il réussi à s’imposer au monde alors qu’il est objectivement prouvé que le système Mac OSX ou n’importe quel Linux enfonce windows au premier round ? je ne vais pas refaire l’historique de l’enrichissement vertigineux de microsoft, mais on peut comparer cette quasi hégémonie à d’autres phénomènes tout aussi révoltants : le choix nucléaire français par exemple, contre l’avis de la majorité de la population. La prolifération de la malbouffe colportée mondialement mar MacDo, le succès d’Harry Potter, le culte rendu aux chaussures Nike. Autant de crétinités made in USA...
Donc Bill Gates est la bête à abattre. OK. Il y en aura toujours pour ne pas être d’accord et dire du bien de windows, mais je n’en ai rien à cirer.
Mais venons-en à ce projet « humanitaire » destiné à équiper les écoles des pays pauvres avec des ordinateurs pas cher. Est-ce vraiment une bonne idée ? Est-ce que parce que ça ne plaît pas à Bill Gates cela signifie qu’il faut que, par plaisir de contredire ce monsieur, ça doit automatiquement nous plaire ?
Un minimum de réflexion sociologique s’impose. Quels sont les véritables besoins des enfants dans les pays pauvres ?
Avant toute chose ils doivent être correctement scolarisés. Or l’expérience montre que le développement de l’intelligence passe par l’apprentissage de l’écriture. Savoir taper sur un clavier, non seulement ne rend pas intelligent, mais en plus, favorise la paresse et rend dépendant de la machine.
Ce qui a fait la culture, le langue et l’écriture, c’est un crayon et du papier. L’ordinateur, c’est bien gentil, mais comment fera-t-on lorsque ça tombera en panne ? Lorsque la mémoire sera saturée ? etc.
La deuxième chose qui prime dans les pays très pauvres, c’est l’accès à la nourriture. La sous-alimentation touche près d’un milliard d’individus dans le monde, principalement des enfants. Vous croyez que de faire mumuse avec un ordinateur remplacera la nécessité de se remplir l’estomac ? Croyez-vous que de savoir se servir d’une ordinateur leur apprendra à cultiver la terre, à pêcher ?
100 $ l’ordinateur ? 100 $ dans les pays les plus pauvres, cela représente 3 mois de revenu moyen.
Alors ce qui se passera je vais vous le dire. Quand des enfants affamés recevront cet ordinateur en cadeaux, il chercheront à le vendre pour un peu de nourriture.
Donner des ordinateurs à des crève-la-faim, c’est se moquer d’eux, c’est une atteinte à leur dignité. On met la charrue avant les zébus.
