Commentaire de Luc-Laurent Salvador
sur Recentrer les banques sur le financement de l'économie
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Je m’associe aux commentaires précédents.
@ l’auteur
Vous êtes militant, syndicaliste et il doit vous être difficile de comprendre qu’ici sur Agoravox, informés comme nous le sommes sur la question de la monnaie et de la dette par les très bons articles de Holbecq ou de Jutier, nous puissions voir votre article comme de la pure propagande pour les banques.
Ce que vous proposez, c’est juste de faire que la finance apparaisse « propre sur elle ». Vous lui trouvez une justification, une raison d’être, une utilité sociale.
Elle n’en a aucune. AUCUNE.
Je veux dire par là que les banques doivent perdre l’INTEGRALITE de leur pouvoir de création monétaire. Les banques ne doivent pouvoir prêter que l’argent dont elles disposent effectivement. Pas de réserve fractionnaire. Zéro. Nada.
C’est l’hypothèse 100 % monnaie défendue par de grands économistes, comme notre unique prix Nobel d’économie, Maurice Allais.
C’est la seule qui rende justice au peuple, qui lui conserve intégralement le droit souverain de créer et battre monnaie grâce auquel il n’a nul besoin de venir se faire esclave de la finance.
Même si je ne doute pas une seule seconde de vos bonnes intentions, sachez que votre propos, parce qu’ils perpétuent l’illusion d’une « normalité » de la création monétaire par les banques privées est une insulte à la justice et au peuple.
En restant dans ce discours, tout militant que vous vous croyez, vous n’êtes que l’instrument des banques, un pion qui invite à la réformette qui servira à maquiller l’escroquerie pluriséculaire que constitue la création monétaire par des banques privées que la loi de 1973 a rendue obligatoire et donc encore plus scandaleuse.
Tant que vous glisserez sur ces questions, tant que vous les contournerez, tant que vous n’en parlerez pas, vous serez à côté de la plaque.
