Commentaire de Luc-Laurent Salvador
sur ITER, chronique d'une faillite annoncée
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Merci de mettre « la science en action » à la portée du profane.
Je n’aurais pas craché sur quelques dessins mais c’était déjà passionnant comme ça.
Le tableau circonstancié que vous donnez de la recherche correspond tout à fait à l’idée que je m’en fais en tant que psychologue : c’est une affaire humaine, trop humaine
Nous sommes très loin de l’idéal de rationalité avec lequel on sert la soupe au grand public.
Tant que les rouages de la science seront dans le bain infiniment visqueux des enjeux de pouvoir, financiers et politiques, ils tourneront comme la convection dans le manteau terrestre : à des vitesses d’ordre géologique alors que le fourmillement d’idées des ingénieux ingénieurs devrait nous donner le tournis.
L’absence de démocratie n’est pas le propre de nos sociétés modernes (basées en fait sur une « aristocratie élective » qui est le parfait instrument des lobbies de tous poils), elle est aussi la plaie majeure de la science.
