Commentaire de Richard Schneider
sur Un monde en implosion


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Richard Schneider Richard Schneider 21 juillet 2012 17:18

à l’auteur,

Votre article est intéressant. Mais il est un peu « court ». 
Non seulement, comme le font certains « économistes distingués », vous reprochez aux anciens d’avoir commis des erreurs dans leurs orientations économiques et politiques - avec le recul il y a certes des critiques à formuler - , mais en plus vous semblez en appeler à une « guerre des générations » !
1. Comme l’a écrit Cro Magnon ci-dessus, on peut reprocher beaucoup de choses à la génération précédente ... Mais sûrement pas d’avoir voulu appauvrir ses rejetons ; au contraire : elle a surprotégé ses enfants en les gâtant à un tel point que ces derniers ont quasiment « oublié » de se battre pour sauvegarder les droits que leurs grand-parents et parent ont conquis, génération après génération, le plus souvent de haute(s) lutte(s). Aujourd’hui, les « gars de vingt ans » sont bien passifs face au démantèlement de notre système social et de notre fonction publique. 
Peut-être que les parents d’hier auraient-ils dû adopter une attitude moins permissive à l’égard de leurs enfants - qui ainsi feraient preuve d’un plus de détermination face aux injustices de l’ultra-libéralisme dominant. 
2. Comme beaucoup de « valets » du système, tel Marc Fiorontino par ex. - celui qui régulièrement lance des appels à la révolte des jeunes contre les « vieux » - voir :
C’est quoi ce délire, Marc Fiorentino - YouTube
Comme beaucoup de « valets » du système donc, vous n’hésitez pas à vous faire menaçant envers vos géniteurs. Que souhaitez-vous ? Que les vieux s’appauvrissent et vivent des fins de vie diffciles ? Car évidemment tous les vieux vivent dans le luxe ! encore une assertion erronée, mais c’est un autre débat. Croyez-vous que votre sort s’en trouvera amélioré ? Que sur le malheur des retraités vous vous bâtirez un avenir radieux ? 
Je crois que votre génération est naïve : elle manque essentiellement d’esprit critique et d’idéal. Un philosophe contemporain a écrit quelque part que la « jeunesse actuelle n’a plus la notion de concept
Cela n’empêche pas que vous pointez une vérité essentielle : le désarroi de la jeunesse (plus de 52% des jeunes espagnols se retrouvent sans travail).
Aujourd’hui, l’individualisme forcené issu, il faut le reconnaître honnêtement, de mai 68, l’a emporté dans nos sociétés occidentales américanisées.
Ce qui faisait la force des générations précédentes, c’était surtout leur sens du collectif. Les pouvoirs se heurtaient à une détermination collective du peuple (cf. dernier exemple : les grandes grêves de 1995, soutenues par toute la population active).
Le jour où les jeunes de ce pays comprendront qu’il faut mettre du sens à notre devise républicaine ( »Liberté, Égalité, Fraternité"), et qu’il faut essayer de l’appliquer, il sera peut-être possible de résister au tsunami capitaliste qui emporte tout sur son passage ....



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