Commentaire de Alinea
sur Le feu des artifices
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Romain Desbois :
Les rivières dans lesquelles on peut se baigner ; l’eau du robinet que l’on peut boire ; les chemins où l’on peut marcher avec ses chevaux ou ses chiens sans se faire écraser par une bagnole ; des villages où il y a encore un bistrot ; des vieux qui, assis sur leur banc, causent ou se taisent, devant leur maison ; des enfants qui jouent dans les rues ; des commères qui se parlent d’une maison à l’autre ; des gens qui prennent le temps ; des vieux qui connaissent les herbes et les salades et qui vous les désignent ( sans passer par des associations de pseudo professionnels) ; des échoppes ouvertes ; une simplicité ; un bon sens ; l’absence d’un consensus mou ; espaces ouverts ( foin des étrangers qui ont les moyens de clôturer leurs deux cents hectares de bois) ; des engueulades, des clans, des discussions ; des fâcheries mais des retrouvailles ; des rivières pleines de poissons ;
Et je ne parle pas des mers, des océans, de tout ce que l’on ne voit pas mais que l’on sait.
Et je ne parle pas des haies arrachées, des villages aux lotissements qui se ressemblent tous, des « chaînes » de restauration et d’hôtellerie, parfaitement anonymes.
Un monde de gens....
