Commentaire de Endeavour
sur Phoque me I'm Famous
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Absolument d’acord avec cette analyse.
En préambule, je retiens la réflexion d’Olivier de Kersauzon qui fait remarquer que lui avance avec le vent, alors que N. Hulot a beaucoup utilisé l’hélico, même pour des déplacements personnels entre la Bretagne et Paris (Le Point).
J’ai une grande admiration pour N. Hulot, ses magnifiques émissions, son courage physique ; je le crois sincère, ses préoccupations sont les miennes, par contre il sait et peut les vendre beaucoup mieux.
Oui, le pouvoir médiatique est trop souvent exhorbitant. Et, en ce sens, mon seul point de désaccord avec l’auteur est son parallélisme entre l’Abbé Pierre et Coluche. L’Abbé Pierre a commencé dans l’anonymat, par un coup de gueule bien senti et très légitime en 1954, puis énormément d’abnégation et de courage, longtemps. Coluche s’est servi de sa notoriété pour lancer les « restos ». Bravo, mais tellement plus facile. Je n’oublie pas le scandaleux spectacle de l’humoriste jetant des médailles de carton à la figure d’un ancien combattant complètement isolé, humilié dans une émission de Pollack. Pour moi, Coluche n’est vraiment pas un saint. Avec sa seule notoriété il aurait pu faire trembler les présidentiables de 1988 (? ??).
Donc, trop c’est trop. « Canossa », « fourches caudines », oui ; 10% des voix, c’est un pactole qui « vaut bien une messe ». Le spectacle est bien triste, effectivement, de cette allégeance médiatique subie pour ne pas se prendre un handicap majeur. Les nécessités de l’avenir - l’écologie en fait partie, mais il y en a plein d’autres - sont autrement plus graves que cette gesticulation. Pas d’accord, certains ont bien trop de poids dans la vie de la Nation, uniquement parce qu’ils sont au point crucial, là où ça fait mal (comme ces grévistes qui mettent toute une agglomération dans le noir avec une seule manette).
