Commentaire de paul
sur PSA : chronique d'une catastrophe économique
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Comme le fait remarquer Frédéric Lordon, confier un ministère au titre aussi ronflant que dépourvu de réels moyens struturels au champion PS de la démondialisation :
naïveté et ambition personnelles de celui qui l’a accepté, ou redoutable perversité de celui qui l’a nommé ? Peut être bien les deux ...
On peut reprocher quelques bricoles à la famille Peugeot : des erreurs stratégiques industrielles, cette alliance avec GM qui lui coute la perte du gros marché iranien ( et qui par ailleurs a plumé Saab de 2,3 milliards d’E sur le marché chinois), une pratique actionnariale au détriment de l’entreprise, ou qu’elle fasse partie des exilés fiscaux et des grands donateurs de l’UMP . Des bricolles .
On peut trouver plus grave dans les entreprises du CAC 40, d’autant que celle ci a plutôt moins délocalisé que d’autres comme Renault .
Mais faire le procès que de Peugeot est réducteur : et Technicolor, Fralib, Conti, Air France, Arcelor, Sanofi , Doux ...Il s’agit bien des dégâts de la mondialisation mis en œuvre par l’OMC et l’Europe avec son acte unique européen en 1984 - pour lequel les socialistes Pascal Lamy et Jacques Delors ont tant œuvré -
Alors comme l’écrit encore Lordon, l’affaire Peugeot pourrait bien devenir le point de ralliement des sacrifiés de la mondialisation, que le socialisme de « nettoyage » ne suffira pas à calmer .
