Commentaire de Raphaël Zacharie de Izarra
sur Humilité Planétaire
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Personnellement je travaille beaucoup. Même les jours fériés. A ceci près que je ne suis pas payé pour cela et que les fruits de mon labeur ne se voient pas nécessairement : je ne fabrique pas des meubles, ne serre pas des boulons, n’engraisse pas d’animaux, non.
Moi je laboure les cervelles, édifie les esprits, affine les coeurs, élève
les âmes.
Mon travail consiste à critiquer mes semblables abrutis de confort, avilis
par la mollesse, gavés d’hérésies, à les réveiller de leur léthargie, voire à
les éveiller à l’élémentaire intelligence. C’est un travail à la fois ingrat et
glorieux. Entrer dans l’étable afin de convertir les ânes, prendre des coups,
revenir à la charge, opposer la réflexion aux braiments, c’est mon métier.
Je montre l’exemple du vrai courage, celui qui consiste à oser dire non pas
ce qui déplaît, scandalise ou provoque -ce qui serait bien puéril-, mais ce qui
est JUSTE, VRAI, SAIN.
Indépendamment de mes propres intérêts.
Pourquoi tant de gens sont-ils si fiers de gagner leur vie ? Parce que,
souvent, il n’y a rien d’autre pour eux. Ce siècle a divinisé le travail.
Résultat, les caniches ont pris leur revanche. Quand ce ne sont pas les
loups.
Raphaël Zacharie de IZARRA
