Commentaire de jack mandon
sur La tête de turc
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Je veux bien évoquer le cas des Juifs mais pour illustrer des mécanismes plus universels. (Easy)
A tous merci, c’est en effet, pour l’essentiel de projection que je voulais parler.
Il s’agit bien d’un mécanisme, peut être le plus important, qui régit les rapports humains à tous niveaux.
C’est vrai que je soulignais en même temps cette curieuse analogie entre les époques.
Je voulais dire que malgré les progrès considérables que l’humanité a accompli en un siècle,
le mécanisme projectif fausse toujours l’analyse et par la même occasion, la recherche d’une solution.
Tout se passe comme si chacun de nous programmait le monde intégralement en lui (subjectif)
en essayant toujours de l’incruster dans le monde environnant (objectif)
Comme l’enfant au-dessus d’un jeu pédagogique qui veut introduire une forme dans un réceptacle inapproprié.
Il serait plus juste et plus efficace que chacun de nous consente à faire un effort de prise de conscience
de tout ce que l’on projette sur « l’autre »
Le problème majeur est qu’il faut accepter de se remettre en question.
Pour faire simple et utile...pour changer,
Deux exemples de protection.
La projection négative qui semble apparaitre plus naturellement dans les débats.(Agoravox)
Ex. Ceux qui dénonçaient et condamnaient l’expansionnisme juif portaient en eux inconsciemment
un formidable besoin de puissance et de conquête, refoulé. Chez les nazis et les fascistes, c’était dément.
Parce que cela se vivait comme la partie cachée de l’iceberg, c’était gigantesque et dangereux.
L’histoire nous raconte ce qu’il en advint.
Ceux qui associaient le juif et l’argent, avaient des problèmes avec l’argent, peut être en manquaient-ils,
mais assurément ils en désiraient infiniment.
Le juif avec la radinerie, dénonce un problème avec le don de soi ou autre forme d’altruisme chez l’accusateur. etc...
Quant à la tête de Turc...il n’y est pour rien, c’est la genèse « apparente » du problème.
La projection positive a aussi un effet pervers.
Ex. les enfants des banlieues qui déifient les champions du ballon rond vivent dans l’ombre de ceux ci.
C’est à dire qu’ils n’existent pas. Pour exister ils transcendent dans l’illégalité, la violence, le fanatisme.
Canaliser chez eux la passion du sport, boxe, foot, sports de combat. etc...
Globalement je veux dire que l’émotion préside toujours aux interactions humaines,
pire, aux destinées du monde, ceci explique cela.
nous en sommes tous plus ou moins victimes...et responsables.
Le pire, l’élite n’échappe pas à la règle...mais apprend à s’en protéger.
L’éveil, le développement, l’élargissement de la conscience constituent l’unique rempart à la problématique.
Entre les convictions politiques, le fanatisme religieux et la folie financière...
la terre est peut être vouée à un avenir improbable.
Luc-Laurent vous exprimez bien le cheminement de l’enfant vers l’adulte.
Le cheminement adulte s’est accompli en se libérant progressivement des influences culturelles, maternelles et par une évolution personnalisée.
Devenir soi même et rester en communication avec le monde, c’est certainement un des meilleurs choix pour apporter sa pierre à l’édifice humain.
De temps en temps on fait l’école buissonnière sur Agoravox.
