Commentaire de Robert Biloute
sur L'exploration de la première enfance de l'univers
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@jean
ce n’est pas la source du rayonnement qui définit sa dénomination.
Les gammas ont certes une origine nucléaire, mais ils restent représentables, à haut flux, par des ondes de type électromagnétique, c’est à dire une onde portant des champs électriques et magnétiques couplés l’un à l’autre.
Je dis « à haut flux », parcequ’en pratique, aux énergies des gammas, on ne voit que des caractéristiques corpusculaires : chaque photon gamma transporte bcp d’énergie, en général les flux détectés sont donc faibles (peu de gammas par s) et on peut détecter photon par photon.
A contrario, les ondes electromagnetiques a bcp plus basse fréquence (ex : radio) sont constitutées de photons de bcp plus basse énergie, et on a en général beaucoup de photons à détecter, tellement qu’en pratique on retrouve le comportement d’une onde.
Sinon concernant la radioastronomie et l’étude de la raie HI, l’ère des grands radiotélescopes d’un seul tenant est clairement en train de se terminer. Tous les grands projets futurs sont basé sur un paradigme différent : au lieu d’une grande coupole, ou une collection de grande coupole de l’ordre de 100m au max, on met en place des antennes bcp plus simple, bcp moins chers, mais nombreuses et étalés sur une grande superficie. Cela coïncide avec la possibilité d’utiliser de la numérisation rapide du signal de chaque antenne, ce qui permet via un réseau très haut débit ad-hoc, de combiner les signaux détectés par chaque antenne dans un supercomputer central. Cette combinaison demande bcp de puissance de calcul et permet de définir plusieurs faisceux d’observations précis en même temps, tout en conservant un large champ de vue.
On passe du coup à des radio téléscopes de surface équivalent de l’ordre du km^2.
L’exemple le plus abouti est LOFAR (pour les basses fréquences, déjà en service), installé en europe, centralisé en hollande et s’étendant au sud jq à l’observatoire de nançay dans le cher.
Un projet encore plus ambitieux (horizon 2020) est SKA, entre l’afrique du sud et l’australie.
Pour la comsologie à l’aide de la raie HI, il y a le pojet BAO radio (anciennement Hubble Sphere Hydrogen Survey ou HSHS), qui en est encore à ses débuts.
