Commentaire de JC. Moreau
sur Charlie Hebdo en procès, une chronique de l'intégrisme ordinaire
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Le problème, cher Jipé, est que la question à laquelle aura à répondre la justice n’est nullement « Avons nous raison de nous être sentis insultés ? » Mais « Notre sentiment d’avoir été offensé résulte-t-il d’une volonté coupable ou non ? » ou, si vous préferez, « Les caricatures de Charlie Hebdo ont-elles constitué un acte délibérément malveillant à l’égard de la communauté musulmane ? ».
En d’autres termes, il ne s’agit pas de donner des raisons mais de désigner des coupables.
PS : Je vous serais reconnaissant de ne pas prêter à mes propos un sens qu’ils n’ont pas : jamais je n’ai jamais dit que l’action en justice introduite par les plaignants constituait un « acte extrêmiste et barbare » mais que sa finalité l’était, ce qui sont deux choses radicalement différentes, et dont la confusion est à l’origine même de la présente affaire.
