Commentaire de volt
sur Congestion
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
longtemps j’errais...
« Laconisme du langage, nous ne sommes pas contre, comme une des figures de la rhétorique, mais dès que cela va devenir l’appauvrissement général du discours, on peut juger de la nature du projet. Vous n’avez qu’à, aujourd’hui, écouter parler, comme on dit, un cadre. » Sollers
appauvrir les mots : rétrécir l’espace mental : réduire la respiration : augmenter la dépendance : manipuler à l’envi...
Il s’agit d’un usinage du nain à grande échelle, un seul ennemi : l’humain, dans la mesure où l’homme sans le mot n’est rien. Nous assistons, presque impuissants à la scène, et beaucoup en cherchent le sens... La mise en stock de la Terre ne saurait contourner son « matériel » humain (cf. Rimbaud : « leurs stocks d’études »...)
Heidegger en entendant ce petit bout de phrase rimbaldien s’exclame « oui... c’est exactement ça ! »- il a aussi prétendu que l’obscurcissement de l’être et cet « accomplissement » actif du nihilisme à grande échelle avaient paradoxalement pour but la préservation acrobatique et maquillée de l’Occident comme question de l’être (il l’a dit en d’autres termes bien sûr, mais en gros c’est ça : penser déjà ce crépuscule intense comme mise en certitude de l’aube) - seul l’avenir très lointain décidera si le bosch n’était qu’un doux rêveur de plus ; cela sera à une époque tardive, après que la guerre contre la musique (phase finale) aura triomphé.
Je n’ai jamais pu coucher avec une généticienne, c’est pas faute d’essayer.
