Commentaire de Christophe
sur Les savoirs d'interface : une histoire de Sciences Humaines et Sociales
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Il a été souvent abordé l’explosion de la communication dans le monde actuel et l’importance de ces techniques dans la diffusion des savoirs.
Tout d’abord, ce n’est pas le savoir qui est transmis. Pour savoir, il faut avoir la capacité d’appréhension du contenu transmis ; les deux remarques précédentes en sont une démonstration ; ce qui signifie qu’il faut, avant même de communiquer, commencer par établir des ponts culturels.
Comme vous le signalez dans votre article, les ONG qui fréquentent depuis fort longtemps le terrain ont intégré les différentiels symboliques de la culture qui reçoit ; tout ne peut se transmettre et le peu que nous pouvons transmettre doit être en adéquation avec la perception culturelle des destinataires, s’intégrer dans leur vie sans en bousculer les fondements ; il en va de leur liberté !
Quant aux sociétés techniquement très avancées, elles ont certes adopté les nouvelles techniques de communication, mais ont souvent oublié ce qu’est la communication. L’outil n’est rien si il ne mène qu’à la ruine de ce qu’il doit traiter !
Quant au besoin de puissance, il ne me semble pas avoir disparu ; il n’a fait que muter. La rencontre avec l’autre est certes essentielle, mais quel en est le but ? Si cela consiste à transposer notre savoir dans une société externe en mutation, étant donné qu’une mutation n’est pas maîtrisable, elle se fait naturellement, nous pouvons observer le glissement sémantique qui conduit à penser que cette fameuse mutation est issue de l’impulsion que nous souhaitons lui donner pour prendre la direction que nous voulons suivre.
