Commentaire de Christian Labrune
sur Pénurie d'enseignants...
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@lulupipistrelle
Il y a déjà cinq ans que j’ai définitivement quitté l’école, j’avais un peu oublié, mais votre petite expérience (la mienne aura été beaucoup plus longue !) me rappelle bien des choses. C’est exactement ça, on s’y croirait encore.
Je disais que j’avais un peu oublié, mais non : il m’est encore arrivé de me réveiller, il y a quelques semaines, très préoccupé par un paquet de copies dont je pensais que je n’arrivais jamais à finir la correction. Un vrai cauchemar. C’est délicieux, une fois qu’on est vraiment réveillé, de pouvoir se dire qu’on est à la retraite et qu’on ne vivra plus jamais ça. Vous avez bien raison de fuir. Dans les dernières années, quand un élève me confiait son intention de devenir professeur, je lui proposais systématiquement un rendez-vous au milieu du Pont-Neuf ; quand son étonnement était à point, je l’assurais que je le pousserais, manu militari si nécessaire, à franchir le garde-fou et qu’il souffrirait beaucoup moins et moins longtemps qu’en entrant dans l’abominable carrière.
