Commentaire de La râleuse
sur Rose...
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Bonjour rosemar,
Le titre de votre article m’a sauté aux yeux parce que, moi, ce n’est pas ma grand-mère mais ma mère qui se prénommait Rose.
Ma mère qui m’a apporté tendresse et écoute, ma mère, ma conseillère, mon amie, ma complice, est morte depuis 34 ans et il ne se passe un jour sans que je pense à elle.
Imaginez un peu, je me surprends encore parfois à me dire : « Quand je vais lui raconter... »
C’était aussi une fille de la campagne mais sa mère, veuve, était propriétaire d’un bistrot et elle a donc été élevée comme une demoiselle jusqu’à l’âge de 17 ans où elle a épousé un ouvrier qui arrivait tout droit de sa Pologne et parlait tout juste deux mots de français.
J’ai donc vécu à la campagne, avec mes parents, ma sœur et mon frère, à la frontière qui sépare la Picardie de l’Ile-de-France, dans un milieu ouvrier, jusqu’à mes 20 ans, époque à laquelle j’ai décidé, comme beaucoup de provinciales, de conquérir Paris.
Mais cette vie d’avant et après guerre que vous décrivez si bien, entre eau tirée à la pompe et lampes à pétrole, je l’ai connue chez ma grand-mère et votre récit m’a ramenée des années en arrière.
Merci, rosemar, pour les moments d’émotion.
