Commentaire de jack mandon
sur L'avenir des sciences ésotériques au 21ème siècle
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soi-même,
Angelus Silesius, à l’instar des grands mystiques, héritiers de la pensée destructrice de Denys l’Aéropagite, mine soigneusement toutes les tentatives d’approche intellectuelle ou religieuse qui consistent, peu ou prou, à s’approprier le dieu de son choix. Comme Boehme qui inspira probablement son évolution spirituelle, il considère que la création est un jeu et que la créature n’est qu’un jouet entre les mains de Dieu. Cette certitude réduit nos efforts à néant ; il faut s’abandonner, lâcher prise, rendre les armes et plonger courageusement dans ce Rien qui s’ouvre sous nos pas maladroits et inconstants... »
Au fond, l’œuvre mystique laisse parfois des doutes sur les conclusions à en tirer. Plus la fusion en Dieu est grande, plus Dieu finalement se dissout dans sa fonction transcendante. Il y a dans la mystique une sorte de panthéisme sous-jacent qui retourne l’œuvre entière en son propre contraire. Ce à quoi ne s’est jamais trompé Leibniz (qui rapproche le Voyageur chérubinique de la pensée de Baruch Spinoza), et qui faisait dire à Hegel que Silesius développait un pur panthéisme.
La spéculation intellectuelle ne connait pas ses limites puisque nous l’apprécions avec
notre cerveau et que lui seul fait autorité...quand il est malade, il est dans le déni.
Mon travail avec le psychiatrique me fait toujours considérer le spirituel comme une porte
ouverte sur les décompensations maniacodépressives, ou autre psychoses.
J’observe que sur mon site vous n’avez pas fait preuve d’un grand humour.
Je vous conseille alors d’être plus discret avec vos sentences médiévales
qui me rappellent l’inquisition et les dérives actuelles de l’orient venues.
