Commentaire de ffi
sur L'avenir des sciences ésotériques au 21ème siècle
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Ce n’est pas tant une question de matérialisme...
Le créationnisme met l’intellect en disposition d’envisager qu’il y a une pluralité de choses et d’êtres, de matière et d’esprits dès le départ. L’unité est dans le créateur, mais pas dans ses créatures. Tout au plus peut-on parler d’harmonie entre les créatures.
Les philosophies gnostiques ou bouddhistes ne peuvent pas envisager cette pluralité à l’origine, il leur faut un seul Être, dont tous les autres découlent. De ce point de vue, ils tiennent que l’autre, c’est moi, ou que moi, c’est l’autre :il s’agit de se réunir au cosmos pour rétablir l’unité perdue.
La science contemporaine a manifestement pris ce pli gnostique et bouddhiste : elle se perd en mythologies censées explique comment l’Un est devenu plusieurs.
C’est la raison pour laquelle le créationnisme fut si prolifique en science : la science, elle se fait ici et maintenant. Or ici et maintenant, il y a une pluralité manifeste. Donc, en acceptant de poser une pluralité au commencement d’une réflexion scientifique, l’on se conforme au réel.
Ceci ; l’ontologie ne peut le faire. Elle se doit de poser l’unité au départ. Mais comme cette unité n’apparaît pas aujourd’hui, l’ontologie passe son temps à imaginer des mécanismes qui permettent d’expliquer la pluralité actuelle à partir de l’unité primordiale... Le créationnisme a déjà sa résolution du problème. L’Un primordial, par son acte de création, a créé la pluralité.
