Commentaire de ffi
sur L'avenir des sciences ésotériques au 21ème siècle
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Merci la mouche du coche.
Epicure : je parle bien évidemment du postulat à la base du créationnisme, qui permet de résoudre élégamment le problème de l’unité et de la pluralité : l’unité primordiale, Être intelligent, a produit la pluralité par un acte créateur.
Pour le créationniste, il n’y a pas de problème philosophique à envisager une pluralité au départ d’une réflexion. Ce n’est généralement pas le cas pour les autres qui doivent poser une unité primordiale et passent alors leur temps à tenter de comprendre de cette unité primordiale est devenue plurielle (tel est l’entreprise du darwinisme, ou de la cosmologie moderne). Or cela les projette toujours dans la production de mythologie, puisque, aujourd’hui, le monde est pluriel.
Pour le reste, voyez Nicole Oresme, dont les intuitions seront suivies jusqu’à l’élaboration rigoureuse du calcul différentiel et intégral. L’impulsion fondamentale à la science a été donné par le créationnisme, c’est absolument évident pour qui se penche sur l’histoire des sciences en Europe. Voyez aussi un historique de la rénovation de la notion de causalité ici.
La pensée humaine a soif de cohérence, d’où son appétit pour le commun, donc pour l’Un. Mais l’Un n’explique que lui-même, et il faut donc la force de poser une pluralité au départ. C’est cette force que donne le créationnisme, puisque le rapport entre l’unité et la pluralité y déjà est résolu.
A défaut, l’on se perd en constructions mythologiques pour expliquer le présent dans sa pluralité actuelle. Or, pour moi, la science, c’est ici et maintenant, car c’est le lieu et le temps de l’expérience reproductible. Donc ne confondez par mythologie et science, SVP...
Quant à la géologie, je préfère la penser en terme d’expansion terrestre, cela me semble plus cohérent.
