Commentaire de Morpheus
sur Les trois visages du mental
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J’aime beaucoup votre approche et la manière dont vous l’exprimez, Luc-Laurent. Merci pour cet excellent article 
En voyant le sujet, je n’ai pu m’empêcher de repenser à ce qu’a écrit Gitta Malascz à propos du mental :
« Qu’est-ce que le mental ? Non pas conducteur mais conduit. C’est un instrument entre les mains du maître. Tu portes la cuillère de sucre à la bouche et tu dis « c’est bon » ; ce n’est pas la cuillère qui est bonne : essaye de la mordre, tes dents vont s’y casser. »
J’ai toujours trouvé - et cela s’est chaque fois confirmé dans mon expérience personnelle - que cette approche était très éclairante : le mental est un outil, non le maître. Or, suite à l’expérience de la méditation (apprentissage de la volition > faculté de concentration et maîtrise de la volonté), j’ai découvert qu’il y a « quelque chose » en moi qui est rebelle à cette discipline, qui résiste, qui veut dominer, s’imposer, contrôler, diriger. Et qui est très désordonné. En en parlant avec d’autres, je me suis aperçu que tous faisaient la même expérience (résistances sous forme de pensées erratiques ou négatives, distraction, difficulté de concentration).
J’ai donc découvert que je n’étais pas maître de moi-même, que je n’étais pas maître de mes pensées, et que mon comportement et croyances étaient dictés par « autre chose » que « ma volonté ». Oui mais : si ce n’est pas moi qui commande, qui commande ?

Amicalement,
Morpheus
