Commentaire de Hermes
sur Anders Behring Breivik géniteur de petits monstres en série ?
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Bonjour, article courageux !
Il n’y a a pas que Breivik qui doive être considéré comme malade. La société qui ne sait plus reconnaître un malade mental, manifeste aussi une pathologie grave : en effet, il est en prison car il a été jugé responsable de ses actes.
Aujourd’hui la sociopathie se répand et génère une société déshumanisée, voire anti-humanité, « anthropathe » pour ainsi dire. La machine prend petit à petit le dessus sur l’homme. C’est un des symptomes de la folie.
L’incapacité à voir la folie chez soi-même, la peur de soi-même, compensée par des idées haineuses génère Et les monstres, ET la société qui ne sait plus les reconnaitre comme tel.
Certains tuent violemment, mais d’autres tuent à coup de propagande économique, politique ou religieuse, à coup de rachats boursiers, à coup de délocalisations, à coup d’emprise technologique sur les écosystèmes et sur le vivant (jusqu’à la sexualité), etc.
Tous ces meurtriers défendent leur point de vue publiquement, alors il n’y a pas d’incohérence fondamentale.
Ne restons pas sidérés et « scotchés » : c’est celà qui ne nous permet pas de construire autre chose. Voyons notre propre folie en face, sans complaisance, à chaque instant. Celà permet d’accepter que nous avons toujours fondamentalement tort dans les idées que nous défendons : chaque facette idéologique est une des pièces du puzzle anti-humain car elle implique la contre facette qui la combat.
Si la liberté d’expression a une utilité, et c’est bien la seule : c’est de permettre de se rendre compte de la folie de nos propres pensées. Mais cette optique suppose qu’on a commencé a sortir de sa propre hypnose. Un auditoire réduit et bienveillant suffit d’ailleurs ! Car on ne se voit pas soi-même...... L’immensité de la diffusion internet ne remplace pas la qualité de l’écoute présente.
Car il n’y a que les images et les idées sur le net, pas de présence physique directe. Cela permet la dérive totale.
L’intellect ne suffit pas, ça se saurait. Il y a le coeur bien sûr, mais aussi le corps, que l’on a trop habitué à souffrir.
Revenir dans ce corps, se réconcilier avec lui, et être simplement là pour laisser à l’enfant qui est en nous le temps de grandir vraiment. A tout moment ce choix est possible !
Bon WE à tous 
