Commentaire de armand
sur Situation critique pour les chercheurs post-doctorants
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Cher Talleyrand,
Aux USA un chercheur est un « Monsieur » mais il n’est correctement payé que dans les cas les plus pointus et rentables. Il y a foule de chercheurs et d’enseignants-chercheurs qui battent le pavé dans la précarité la plus complète, payés moins que la « meter-maid » qui distribue les contredanses.
En France, curieusement, on applique un dénigrement très beauf à tous les métiers intellectuels, et on reprochera au post-doc de se soucier de ses maigres émoluments alors que, après tout, il fait « ce qui lui plaît » (je présume que le golden boy plein aux as travaille sous la contrainte et déteste son boulot !) De même, ai-je pu lire que les 1400E par mois du jeune enseignant c’est correct à son âge, alors qu’on trouvera normal que le jeune ingénieur, sorti d’une école de commerce, gagne le double.Et ce n’est pas simplement une question de public-privé : il est « normal » que l’inspecteur des finances gagne le double du prof des universités, alors qu’ils sont au même niveau hiérarchique. Plus généralement, cela me rappelle la lutte pour établir la notion de droits d’auteur au XIXe siècle : c’est bien commu, la précarité et la vie de Bohème stimulent la création et la recherche !
