Commentaire de Alinea
sur Le mensonge comme vérité
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soi-même : je ne suis pas sûre d’avoir bien compris : ce qui nous forme, ce qui nous construit, ce sont les premières expériences, là où l’individu est neuf. Dans l’enfance et la toute-petite enfance, l’être n’a pas d’armes, tout ce qu’il subit de douloureux ( et ces douleurs ne sont pas forcément, loin de là, le fait de « cas sociaux »), le marque à vie ; la seule chose que l’on puisse faire en grandissant, en devenant adulte, c’est le savoir, l’accepter et faire avec ! Tous les mammifères subissent cette loi ; mais l’homme qui naît immature et qui a une enfance très longue, multiplie les raisons de déviance, trouver des dérivatifs pour anesthésier ; anesthésier, c’est une mort ! Le mensonge est l’une de ces morts !
