Commentaire de Yannick Comenge
sur Situation critique pour les chercheurs post-doctorants
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Le Canard Enchainé... « Smicards, intermittents et travail au noir dans les labos français »
Le Canard enchaîné C’est ce que titre Le Canard enchaîné, qui constate dans un article qu’en France, *« entamer une carrière dans la recherche, [...] c’est, de plus en plus, s’exposer à la précarité »*. Avec des *« salaires modestes ou carrément indigents »*, des *« conditions de travail hasardeuses »* ou des *« contrats éphémères »*,poursuit le journal. L’hebdomadaire relève ainsi que *« selon le syndicat SGEN-CFDT, à l’Inserm, un contrat de travail sur cinq est un CDD. La proportion passe à un sur trois au CNRS et à plus de deux sur cinq à l’Inra ! »*. Le Canard enchaîné note que les organismes publics *« ne proposent que quelques centaines de postes nouveaux par an. Et pour chacun d’eux, des dizaines de candidats - parfois plus de 100 - bardés de diplômes se bousculent au portillon ».* Le journal relève que les *« recalés » « rejoignent l’ANPE. [...] D’autres quittent la France, attirés par de substantielles bourses de recherche aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne ou en Australie. D’autres encore s’accrochent et vivotent de vacations ou de petits boulots ».* Le Canard enchaîné s’intéresse en outre aux *« libéralités »*, ces *« bourses versées aux chercheurs par des associations, [...] en dehors de tout contrat de travail et sans aucune couverture sociale ».* L’hebdomadaire constate qu’*« ils étaient 10 000 chercheurs en 2004 à vivre de ces paiements au noir ».* Le journal précise qu’*« en décembre, le gouvernement a signé une circulaire interdisant cette pratique, mais sans prévoir de mesures assurant la prise en charge des cotisations sociales »*. Le Canard enchaîné relève enfin que *« sans surprise, [les candidats à la présidentielle] rivalisent de promesses »* pour augmenter les budgets.
