Commentaire de volt
sur L'indispensable restauration du langage
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votre présupposé repose sur deux abîmes.
d’abord présenter l’idéo-langue comme une déformation, c’est correct historiquement, mais par delà la reine victoria, nous irions jusqu’à gorgias...
ensuite dire qu’il est un langage du mensonge, c’est poser l’existence d’un « langage vrai ou du vrai », rien n’est moins sûr...
enfin, s’en tenir au radeau d’une langue-mère, d’une richesse certaine de la langue, pourquoi pas... le seul gros problème c’est qu’on ne la croise plus chez les moins de quarante ans.
vous ne semblez pas mesurer une alimentation réciproque :
- plus la déculutration et le décervelage et l’appauvrissement langagier touche les jeunes, plus le mensonge en « haut-lieu » devient une formalité des plus faciles ;
- plus on « ment » facilement dans les hautes sphères (ce qui est tout l’exercice), plus le formattage en bas suit son cours.
idem pour votre polarisation droite-gauche...
certes, c’est plus d’un siècle.
mais la chine n’est-ce pas, la chine partout,
vous et moi déjà made in china, sans le savoir, avec tous nos guillemets.
or l’inculture, encore :
à nouveau, allez vers les moins de quarante ou trente ans...
qu’ont-ils, en matière de gauche, textes et histoire, de comparable au bagage des générations précédentes ?
néant, des miettes, des bribes.
la culture de gauche telle qu’elle était répandue et comprise a quasiment disparu,
ce n’est donc pas en fonction d’elle que se polariserait un combat à venir.
