Commentaire de Emmanuel Aguéra
sur Totalitarisme et néolibéralisme
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Salut,
Beau morceau, intéressant à lire. Il me vient à l’esprit en vous lisant, que le libéralisme a réussi en quelque sorte à superposer, comme dit Arendt, ses « visées », (pour résumer la notion de « réussite financière » tant individuelle que systémique), à celles des « visions » idéalistes, pour la plupart moribondes depuis l’avortement de 68 : Triste.
Transformer la visée de l’enrichissement individuel en une vision sociétale semble pourtant impossible et antinomique. Difficile de suspendre l’esprit et l’imagination à la logique de rentabilité.
La rentabilité parfaite n’est-elle pas : investissement = 0, bénéfices = infinis ? summum de la réussite. Dans la relation contractuelle sociale (sens rousseau-iste) actuelle, la prééminence toujours croissante de la finance sur le sociétal a transformé le relationnel en transactionnel.
La réussite commerciale est érigée en doctrine universelle.
Le totalitarisme, c’est le paroxysme du pouvoir du commerce.
Ceci-dit (rien à voir) autant 1984 est intéressant, on n’ y est pas loin d’Huxley... ? autant, et je ne sais pas pourquoi (quoique...) Animal Farm m’emmerde... McCarthy s’en est trop servi, peut-être... va savoir...
