Commentaire de Christian Labrune
sur La nuit des étoiles...
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Rosemar,
Il y a bien vingt ans, un soir, j’ai vu le ciel, dans un coin perdu du Massif Central. Le silence de ces espaces infinis m’a effrayé.
Depuis, Dieu merci, je n’ai presque plus jamais franchi le périphérique. A Paris, le ciel est très heureusement dissimulé par un nuage d’infimes poussières que l’éclairage urbain sait teindre du rose le plus tendre. Au loin, il n’y a d’étoiles clignotantes que pour habiller la tour Eiffel. Celles-là, au moins, on peut les atteindre !
Votre article me fait penser, par esprit de contradiction, évidemment, à deux vers de Baudelaire :
« Comme tu me plairais, ô Nuit, sans ces étoiles
Qui parlent à mes yeux un langage connu... »
Un beau néant, à mon avis, vaudrait mieux que tous ces lumignons qui n’éclairent même pas !
