Commentaire de Agafia
sur La cave...
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Bonjour le monde,
Parait que la présence d’araignées témoigne de la sanité des lieux.
Sinon je viens d’apprendre que quand on éteint la lumière, on se retrouve dans le noir...
Merci Rosemar de nous éclairer. 
Fiat Lux
La cave... Lieu de repli et refuge quand se déchaine les orages d’acier. Quand on se terre, recroquevillée, en position foetale, avec des tremblements de peur si violents qu’on a l’impression que les os s’entrechoquent, les dents qui claquent malgré les machoires contractées, les articulations paralysées par l’angoisse, les phalanges des doigts qui blanchissent à trop serrer les poings, les muscles completement tétanisés, et tous les organes noués. Chaque choc, chaque impact vous flanque un coup de poing dans l’estomac, vous le ressentez jusque dans la moindre de vos cellules, chaque coup sourd violente votre organisme, et le corps douloureux, vous gémissez sans vous en rendre compte. Une sueur glacée vous coule entre les omoplates, quand les vibrations qui font trembler les murs, que l’ampoule tremblote, et que le plafond laisse pisser des coulées de poussière, vous tentez alors de chasser cette épouvante qui vous prend à l’idée d’être ensevelie vivante. Et en même temps vous n’avez qu’une envie, vous fondre dans la terre, dans ses lointaines profondeurs... Cette peur de devenir folle. Vous priez. « dobri tchass zbogom, dobri tchass zbogom »
Et puis vient une main plus qu’amie qui se pose sur votre front, des bras qui vous serrent, une voix qui vous rassure. La chaleur de l’autre s’infiltre jusqu’à votre coeur dont les battements affolés s’apaisent peu à peu, vos inspirations écourtées redeviennent plus profondes. Blotti contre l’autre, votre corps se détend un peu. Par sa présence, son calme, l’être aimé fait rempart à votre peur. Vous vous sentez capable de l’affronter, de la chasser de la dominer. Vous sursautez encore mais les impacts vous semblent moins douloureux, amortis par le corps solide contre lequel vous vous arrimez. Vous n’êtes plus seule.
Puis revient le silence, et vous êtes en vie. Epuisée, courbaturée par la tension extrême ayant broyé tout votre corps, mais indemne. Soulagée. Et là vous n’avez qu’une envie, vivre à 200 pour 100. Vivre et aimer.
