Commentaire de Pyrrhos
sur Vers une guerre occidentale ouverte en Syrie et en Iran
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Ah, alors il fallait effectivement mettre des guillemets ! Mais que ce soit vous qui dl’affirmiez (« L’Iran, l’Irak, la Syrie étaient peut être aussi libres que nous (cf Debord) de choisir leur type de gouvernement ») ou Guy Debord, c’est du pareil au même : c’est une opinion que vous revendiquez.
Alors, je dois dire que je suis surpris que Guy Debord ait pu formuler une opinion valant pour la situation en Iran ou en Syrie d’aujourd’hui, attendu qu’il est mort en 1994. C’est un peu comme si je faisais parler de Gaulle pour lui faire dire des choses sur le rang de la France dans le monde aujourd’hui ! Différentes époques, différentes thèses/opinions... Donc, attention, on peut très bien citer des auteurs, mais encore faut-il que les thèses dont on rend compte ait une portée universelle ; en somme, il ne doit pas s’agir d’une phrase, complètement isolée de son contexte et qui porte sur une situation bien précise et différente de la situation actuelle.
C’est un fait qu’en Iran ou en Syrie (et en Irak au temps de Saddam), quiconque affirmerait vouloir changer de régime aurait de très gros ennuis, Debord ne peut pas soutenir le contraire. Alors, je suppose que ce que veut dire, en fait, la phrase que vous citez, c’est que peu importe le dictateur au pouvoir, si le peuple veut réellement le renverser, il peut le faire au prix du sang. En somme, il y aurait une sorte de « servitude volontaire » (la Boétie), ou de passivité des peuples soumis à une dictature. Ce point de vue se défend ! Mais dans le cas présent de la Syrie, justement le peuple cherche activement à se débarasser du régime d’Assad !! Donc, la phrase de Debord, loin d’être une condamnation du mouvement de démocratisation syrien (ce qu’elle n’est pas, vu qu’il ne l’a pas connu), la justifierait, au contraire, pleinement, attendu que ce qu’il veut dire (à mon sens), c’est un peu la thèse de Montesquieu, puis de Rousseau : le peuple a le droit de se révolter quand le régime abuse de son pouvoir.
Alors, effectivement, je n’avais pas compris aussi bien cette phrase dans mon post précédent. Mais apparemment, vous non plus !
Enfin, j’ajoute que je ne déforme rien (j’analyse les faits sur lesquels je peux compter dans cette affaire et j’en tire les conclusions). Et quand vous dites que le Hezbollah ou l’Iran ne violent pas le droit international, c’est tout simplement faux ! L’existence même de ces structures totalitaires et prédatrices est une violation du droit international et des Droits de l’Homme. Bien sûr, ceci vaut aussi pour la Russie de Poutine.
