Commentaire de Monolecte
sur La mort du socialisme
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Oui, tout est dit, Jeannot : pour garder leur prébendes, sachant que leur politique ne peut que décevoir le gros de leur électorat, les socialos comptent depuis des années sur l’épouvantail FN, qu’ils nourrissent avec un parfait cynisme. C’est criminel comme stratégie, mais cela démontre bien l’indigence de leur pensée politique, réduite à la simple lutte des places.
Cela dit, il ne faut pas perdre de vue l’UMP, qui participe à ce petit jeu avec ses potes de bac à sable : la classe politique dominante, qu’elle se prétende de droite ou de gauche, vient pour l’essentiel de la même classe sociale, a fréquenté les mêmes établissements scolaires à trajectoire hyperbolique, bouffe dans les mêmes restos, vit dans les mêmes quartiers et se répartit entre les deux partis de gouvernement au hasard des opportunités et sans aucun fond idéologique.
Mais l’alternance savamment orchestrée des uns et des autres permet de conserver l’illusion démocratique du plus grand nombre sans infléchir d’un iota la politique administrée.
