Commentaire de Christian Labrune
sur Je suis de gauche
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Alinea
Longtemps, je me suis plutôt pensé à gauche, voire à l’extrême gauche (tendance libertaire), tout de même assez lucide pour voir bien clairement de ce qu’il peut y avoir de ressentiment chez la plupart de ceux qui ont planté leur tente de ce côté-là, lesquels adoptent si facilement des comportements « de droite » lorsque les circonstances leur permettent de s’élever socialement ou, surtout, de se remplir un peu mieux les fouilles.
Sans être à droite, je ne peux plus du tout, désormais, être « à gauche ». Le mitterrandisme des années 80, l’ignoble mafia socialiste assurant la promotion du FN (sa seule réussite incontestable) ; une extrême gauche récupératrice désormais des thèmes les plus immondes de l’autre extrême, et surtout la bonne conscience des dévots sûrs d’avoir le bon Dieu dans leur poche et le ticket pour un paradis peuplé d’anges rosâtres, ça m’est absolument insupportable.
