Commentaire de Xtf17
sur Plaidoyer des prédateurs : « Libérez nos fesses ! »
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Ecoutez l’analyse de Michéa à propos de la prostitution :
"On sait qu’en Allemagne, où grâce à la gauche la prostitution est déjà devenue un métier comme un autre, certaines ouvrières licenciées par le Capital se sont vu logiquement proposer par l’ANPE locale, au titre de leur reconversion, l’emploi d’hôtesses de charme dans les nouveaux Eros Center. (…) Si (…) la prostitution est bien un métier comme un autre, il est logiquement inévitable que l’Éducation nationale prenne en charge, dès le collège, la formation des élèves désireux de s’orienter vers ce métier d’avenir (création des diplômes, définition des (…) épreuves d’examen destinées à valider les compétences acquises ; constitution enfin des corps d’enseignants et d’inspection (…)."
Bien entendu, le projet philosophique libéral ne nie pas l’existence de
valeurs morales. Il nie simplement à l’État le droit de les définir. Dès
lors, c’est la société civile qui définit pour elle ces valeurs, ou
plutôt c’est chaque membre de cette société civile qui les définit. La
société civile ne disposant pas de la puissance étatique, c’est l’argent
qui permet à chacun de ses membres de promouvoir les idées auxquelles
il croit. C’est pourquoi, le libéralisme économique
est également une conséquence logique du libéralisme politique (neutralité idéologique de l’État), autre façon de décrire la démission de citoyenneté de nombres d’esprits.
