Commentaire de JL
sur L'illusion du revenu minimum garanti
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A tous les proxénètes du RU,
Je dis que le RU sera un leurre aussi longtemps que nous n’aurons pas réussi à empêcher l’ordre néolibéral ( je devrais dire le désordre néolibéral puisque c’est un truc qui fonctionne en pilotage automatique (pas besoin de pilotes) de marchandiser tout, y compris le sang des hommes, leurs organes, le vivant.
Dans dans cet excellent article publié dans LMD par Serge Halimi : Le
retour des controverses rituelles sur les prévisions de croissance,
l’immigration ou le dernier fait divers conforte l’impression que
l’ordre néolibéral aurait repris son rythme de croisière. Le choc de la
crise financière ne paraît pas l’avoir durablement ébranlé. A moins
d’attendre que des soulèvements spontanés ne produisent un jour une
riposte générale, quelles priorités et quelle méthode peut-on imaginer
pour changer la donne ? par Serge Halimi, septembre 2013
on peut lire entre autres : ’’ Les néolibéraux ont si bien enraciné l’idée qu’il n’y avait « pas d’alternative »
qu’ils en ont persuadé leurs adversaires, au point que ceux-ci en
oublient parfois leurs propres propositions…
’ Cet ordre, comment le contenir, puis le refouler ? L’extension de la part du secteur non marchand, celle de la gratuité aussi, répondraient d’un seul coup à ce double objectif. L’économiste André Orléan rappelle qu’au XVIe siècle « la terre n’était pas un bien échangeable, mais un bien collectif et non négociable, ce qui explique la vigueur de la résistance contre la loi sur l’enclosure des pâturages communaux ». Il ajoute : « Même chose aujourd’hui avec la marchandisation du vivant. Un bras ou du sang ne nous apparaissent pas comme des marchandises, mais qu’en sera-t-il demain ? »
’’ Pour contrecarrer cette offensive, il conviendrait peut-être de définir démocratiquement quelques besoins élémentaires (logement, nourriture, culture, communications, transports), de les faire financer par la collectivité et d’en offrir à tous la satisfaction. Voire, comme le recommande le sociologue Alain Accardo, d’« étendre rapidement et continûment le service public jusqu’à la prise en charge “gratuite” de tous les besoins fondamentaux à mesure de leur évolution historique, ce qui n’est économiquement concevable que moyennant la restitution à la collectivité de toutes les ressources et toutes les richesses servant au travail social et produites par les efforts de tous ». Ainsi, plutôt que de solvabiliser la demande en augmentant fortement les salaires, il s’agirait de socialiser l’offre et de garantir à chacun de nouvelles prestations en nature.’’
