Commentaire de Henri Diacono alias Henri François
sur La demande en mariage
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Alinéa la voilà la vie, la vraie, telle qu’on devrait la traverser. Dans le délire de la quête aux petits bonheurs. Dans la dérision quelquefois et même souvent sur soi. Un déluge qui entraîne toujours des passants, des inconnus ou des amis dans son propre sillage et qui vous quittent - pas les amis, les autres - contents d’avoir passer un moment en votre compagnie.
Il y a quelques jours Alinéa, j’ai assisté en pleine campagne entre deux gourbis, à l’une des nombreuses fêtes destinées à immortaliser le mariage de l’une des jeunes filles du clan que vous évoquez. Etant le plus vieux de la smala, j’ai été considéré comme le patriarche avec tous les égards qui lui sont dévolus. Sans aucune servilité, ni soumission ou même hésitation ou crainte. Non sourire aux lèvres, respect et joie d’enfant. Un brin de fierté également. L’une de plus belles journées de mon existence déjà bien longue. Entouré de gens simples, pauvres mais gais, répandant la joie tout en s’y abreuvant. La VIE.
