Commentaire de Marc Viot
sur Les végétariens de la République revendiquent leurs droits
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- « Le contenu de mon assiette ne regarde que moi ». C’est faux : un acte immoral ne devient pas subitement moral à partir du moment où ça implique un repas. Le contenu de nos repas est déjà soumis à des règles morales. Cet argument rejoint un peu celui utilisé pour justifier les violences qui ont lieu dans la famille : c’est chez moi, je fais ce que je veux, ça ne vous regarde pas si je viole ma femme et frappe mes gosses (ou inversement). Or, le foyer, pas plus que l’assiette, n’échappe aux problèmes d’éthique.
Cet argument justifie : de manger de la chair humaine, ou le chien du voisin. Comment ça, je suis en train de manger le chat que tu as élevé au biberon ? C’est mon repas, ta gueule.
