Commentaire de Hubert Fauré
sur La montée du sentiment conspirationniste en France
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Il faut faire la différence entre la rare ironie que je peux utiliser à l’égard de la logique conspirationniste et le jugement que je peux porter à l’encontre des conspirationnistes eux-mêmes, pour lesquels j’ai un respect total. Ironiser consiste, à mon sens, à faire appel à l’intelligence d’autrui via l’humour. Si on suit votre raisonnement la chanson « Shoananas » discrédite la Shoah alors qu’elle ne fait, pour beaucoup de gens, qu’ironiser sur l’instrumentalisation de celle-ci de la même manière que le fit Charlie Hebdo sur le prophète Mahomet ou la pièce « Piss Christ » sur Jésus Christ. Par ailleurs, vous donnez à mon ironie une puissance de discrédit qu’elle n’a pas ! Expliquez moi comment en condamnant la censure dont les conspirationnistes sont victimes je les empêche d’accéder au débat public ? Encore une fois, la montée du sentiment conspirationniste relève de la classe politique française, de ses intellectuels subventionnés, du microcosme médiatique et, seulement en dernier ressort, de quelques entrepreneurs « freelance » comme Soral. Je ne dis rien d’autre.
