Commentaire de Jean-Pierre Llabrés
sur Est-il possible de désenchanter la production et la consommation ?
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C’est vrai que je peux clarifier certains éléments quant à la dénonciation. Je partage votre point de vue sur la Fondation Nobel : que le capital se concentre toujours plus entre les mains d’un groupe restreint développe les inégalités et engendre l’injustice.
Mon point de vue n’est pas que la Fondation Nobel participe à l’accroissement des inégalités dans le monde.
Je ne cite la Fondation Nobel que pour ses modalités de rentabilisation de son capital et la recapitalisation de ses profits annuels.
Ce sont ces modalités que je retiens pour financer un Dividende Universel après une phase d’épargne préalable.
Cependant, le Dividende Universel comporte à mon avis deux aspects utopiques.
Le premier concerne la croissance, elle est nécessaire...
Je suis d’accord avec vous : il est « évident qu’un monde où rien n’est produit serait un monde mort ».
Pour mettre en oeuvre le Dividende Universel il faudrait revoir complètement la répartition des richesses
Cette nouvelle répartition se ferait progressivement, en douceur ; à mesure de l’augmentation du capital collectif géré démocratiquement.
II.2)
a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie réelle marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
Le Dividende Universel ne serait pas une « assistance » mais un droit légitime provenant de l’effort d’épargne préalablement consenti et des profits annuels issus des investissements réalisés dans l’économie réelle marchande.
